Après un cycle complet au sein du Conservatoire de La Louvière, dans la classe de Sophie Bachir, Marvin Mariano a décidé de rejoindre le Conservatoire Royal de Mons en 2005.
Passionné de poésie, il choisira l'Option des Arts Oratoires, dans laquelle Bernard Damien enseigne les techniques du "Seul en Scène". Lors de son apprentissage, il s'est dirigé vers des seuls en scène de plus en plus orientés vers le public. On citera entre autres des textes d'Oscar Wilde, Dario Fo, Pablo Neruda ou encore Lars Norén. Au cours de sa formation il a notamment travaillé avec Anne-Marie Cappeliez, Jacques De Bock, Françoise Licour, Isabelle De Hertogh et Christian Léonard.
"Je dois dire que j'étais intrigué par la thématique de ce monologue, sans être sensible à la destinée du personnage de Bastian. Cependant son mode de réflexion m'interpellait terriblement. Je ressentais une certaine difficulté à me soustraire à son raisonnement. C'est cette difficulté qui a motivé mes premières lectures.
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Lorsque de telles tueries se produisent, les médias pointent systématiquement du doigt des causes qui ont toujours échappé à ma compréhension. Certains parlent de l'influence des jeux vidéo, de celle des films violents, etc. J'estime que la cause est un peu plus complexe. C'est ce qui m'a interpellé dans le travail de Lars Norén. D'ailleurs on peut se demander pourquoi après une première séance de visionnage, les journaux intimes d'Eric Harris & Dylan Klebold (auteurs de la tuerie de Columbine) ont été interdits de diffusion, même pour leurs plus proches parents.
Pour moi Bastian n'est pas tellement différent d'eux; Norén le place d'ailleurs dans leur succession. Mais Bastian nous a livré, via internet, toute sa réflexion avant de disparaître. Lars Norén a donné à ce testament une forme qui permet une vaste diffusion et qui et qui nous invite à une réflexion plus large.
[…]
Ce seul en scène est né lors de ma dernière année d'étude au Conservatoire Royal de Mons. Deux choses me déplaisaient lors des examens. Premièrement, mon envie de communiquer réellement avec le public me semblait entravée par le contexte, comme elle me semble souvent entravée dans la majorité des représentations classiques. Deuxièmement, les difficultés techniques liées au lieu d'examen et dues au manque de matériels sonores ou autres. Pour pallier à ces problèmes, j'ai donc privilégié un seul en scène dépouillé de son et de lumière. Au fil des répétitions avec Bernard Damien, il nous est devenu de plus en plus évident que nous devions sortir de la salle de spectacle pour un lieu plus neutre, non théâtral. Suite a l'examen, Bernard Damien m'a proposé de présenter ce seul en scène au Festif'Festival 2010."
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